• Armé de trois ans d’études de dramaturgie à l'académie d'écriture Anaël Verdier, Eric Costa glisse quelques exemplaires de son roman Aztèques dans sa valise et prend le train pour le salon du livre de Paris en mars 2017.
    Il se demande ce qui va bien pouvoir en ressortir. Et pour cause : en tant qu’auteur indépendant, il ne s’est jamais rendu à un tel évènement et ne connaît personne. Que peut-il espérer ?
    Malgré ses doutes, il tente sa chance au Speed-Dating Amazon, un concours qui propose de mettre en avant deux romans pour l’année 2017.
    À sa grande surprise, les membres et les auteurs Amazon l’accueillent comme l’un des leurs. Encore mieux : son travail acharné et sa foi en l’écriture se voient récompensés par le prix du Jury Amazon KDP !
    Aztèques gagne ainsi ses ailes. 

    Accrochez-vous à vos rêves. Là où il y a une volonté, il y a un chemin.

     

    Email : eric.costa.auteur@gmail.com 

    Page auteur Amazon

    Site internet : https://costaeric.wordpress.com 

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    Twitter @CostaEric2

     

    6ème Invité : Eric COSTA


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  • Une victoire pour VICTOIRE !

     

     

    C'est le titre de la chronique de Gérard Monchy à lire sur son Blog ! 

    Une victoire pour VICTOIRE !

    Une victoire pour VICTOIRE !


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    Les Jours D’Avant

    La journée la plus douloureuse de mon existence, je l’ai vécue le mardi 20 septembre 2016. À 15 heures, je devais enterrer mon père, assassiné une semaine plus tôt. Dans son bureau, au sein de son agence de pub dans laquelle j’étais moi-même employé, il était abattu d’une balle en plein cœur. À ce jour, la police judiciaire n’était sur aucune piste sérieuse. D’après les résultats de l’autopsie, la mort de mon père était due au coup de feu. Aucune autre violence physique n’avait été décelée sur son corps. Les enquêteurs n’avaient rien remarqué d’anormal dans son bureau. Aucun objet n’avait disparu, tout était en ordre. Il s’agissait d’un meurtre. L’enquête allait être longue et difficile.

    Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit. Levée bien avant moi, mon épouse Carole m’avait préparé mon petit déjeuner. En entrant dans la cuisine, elle me prit dans ses bras. Sa peine était aussi palpable que la mienne. Il faut dire qu’elle était très proche de mon père. Notre étreinte fut interrompue par le retentissement de la sonnette de notre appartement. Surprise que l’on puisse être dérangé à une heure aussi matinale, Carole s’empressa d’aller ouvrir.

             — Bonjour madame ! Police nationale !

             — Bonjour messieurs. Vous avez des nouvelles de l’enquête ?

             — Votre mari est ici ?

             — Oui bien sûr.

             — Dites-lui de venir s’il vous plait !

    Lorsqu’elle vint me chercher dans la cuisine, j’ai pensé à tort que la police allait m’annoncer l’arrestation de l’assassin. Je me rendis à l’entrée. Sans prendre le soin de me prévenir, ils me passaient les menottes aux poignets.

             — Monsieur, vous êtes en état d’arrestation !

             — Pour quel motif ?

             — Pour l’assassinat de votre père !

             — Vous êtes venus chez moi uniquement pour m’annoncer ce genre d’ineptie ? Vous êtes dingues ?

              — Où allez-vous avec mon mari ? demanda Carole, les larmes aux yeux.

    Les fonctionnaires de police n’eurent que faire de mon épouse. Sans ménagement, ils m’emmenèrent avec eux. Arrivé devant le véhicule des fonctionnaires, je n’avais pas osé lever les yeux. Je savais que Carole regardait la scène derrière la fenêtre. Le véhicule démarra en trombe. Il ne fallut pas plus de dix minutes pour arriver au commissariat. De façon brutale, un des policiers me sortit de la voiture. Je fus escorté jusque dans le bureau du commissaire Dumoulin. On me libéra enfin de mes menottes.

              — Vous faites une grave erreur !! dis-je au commissaire en hurlant.

    Dumoulin se contenta de me regarder sans rien dire puis se leva. Très calmement, il dit :

              — L’erreur, c’est vous monsieur Karvan !

              — Mais de quoi parlez-vous ? Vous allez enfin me dire pourquoi je suis ici !

    Imperturbable, il posa devant moi un sachet transparent contenant une arme.

              — Cela ne vous rappelle rien ? me demanda-t-il d’un air satisfait.

    Je reconnus immédiatement cette pièce de collection. C’était un Smith et Wesson de 1950 qui appartenait à mon père, grand amateur de révolver. Il le gardait dans le tiroir de son bureau. C’était sa pièce préférée. Le commissaire Dumoulin m’annonça que mes empreintes se trouvaient sur la crosse. Impossible ! Elles ne pouvaient m’appartenir, je n’avais jamais été en contact avec cette arme. Le commissaire et son équipe faisaient fausse route. J’ai raconté, encore et encore, mon emploi du temps le jour du drame. L’heure avançait, j’étais toujours dans ce bureau. Les mêmes questions revenaient sans cesse. Le commissaire porta le coup de grâce lorsqu’il me signifia mon placement en garde à vue pour une durée de 48 heures. D’un ton catégorique, je fis savoir au commissaire qu’il était hors de question que je n’assiste pas aux obsèques de mon père.

              — Vous avez droit à un appel téléphonique, me dit-il.

    La seule personne que j’ai eu envie d’entendre à ce moment-là était Carole. Lui faire comprendre qu’il m’était impossible d’être présent pour les funérailles n’avait pas été simple. Ses sanglots me brisèrent le cœur. J’eus à peine le temps de lui demander de prévenir mon avocat qu’on me somma de raccrocher. Le commissaire donna ensuite l’ordre de me conduire dans ma cellule. Cet endroit était répugnant. L’odeur qui régnait dans ce cachot me donna la nausée. J’avais envie de vomir, c’était insupportable.

              — Karvan, il est 15 heures ! me signala un fonctionnaire de police.

    Me prévenir que la cérémonie religieuse venait de commencer, c’était de la provocation. Mon père allait rejoindre sa dernière demeure sans que je puisse l’accompagner. J’étais anéanti.

    Le lendemain matin, je fus réveillé par une agréable odeur de café. Quand j’ouvris les yeux, j’étais dans mon lit, chez moi. Je me rendis immédiatement dans la cuisine. Carole était là. Elle déjeunait comme si de rien n’était.

    — Qu’est-ce que je fais là ? J’étais en garde à vue et je me réveille chez nous !

    — Mais que racontes-tu ? me demanda-t-elle.

     

    J’étais pourtant persuadé d’avoir passé la journée au commissariat. Cela m’avait semblé si réel. J’étais complètement déboussolé.

    — Excuse-moi chérie, j’ai dû faire un mauvais rêve dont je ne suis pas tout à fait sorti.

    — Tu es sûr que ça va aller pour demain ? me demanda-t-elle inquiète.

    — Que fait-on demain ?

    — Demain c’est l’enterrement de ton père. 

    La perception du temps m’échappait. J’étais perdu.

     

    — Mais c’est aujourd’hui l’enterrement, pas demain.

    — Mon pauvre chéri, tu n’es vraiment pas bien.

    — Excuse-moi, je suis en pleine confusion, ça va aller, lui dis-je pour la rassurer.

     

    Je ne voulais pas l’affoler. Je subissais le contre coup de la mort de mon père. Nous avions passé la journée à régler les derniers détails. En fin d’après-midi, j’ai souhaité me rendre au funérarium. Dans la chambre où mon père reposait, la musique de Bach tournait en boucle. Debout devant le corps, je n’ai pas lâché une seconde la main de Carole. J’avais toujours l’impression d’avoir vécu cette journée au commissariat. J’eus le curieux sentiment d’être heureux de pouvoir assister à la cérémonie. Nous sommes restés jusqu’à la fermeture du funérarium. Contrairement à moi, Carole avait réussi à trouver le sommeil cette nuit-là. Ma seule obsession était de savoir pourquoi mon père avait été assassiné. Finalement, je m’endormis aussi. À mon réveil, ma femme n’était plus dans le lit. Je me suis d’abord dirigé dans la salle de bain. J’ai pris ma douche puis enfilé mon costume noir. En me croisant dans le couloir, Carole fut surprise.

     — Mais que fais-tu dans ce costume ?

    — Je sais, ça fait tôt pour le porter mais je n’aurai pas le temps de me changer.

    — Mais que racontes-tu ? Tu l’as acheté exclusivement pour l’enterrement de ton père ! Chéri, tu m’inquiètes !

    — Mais quel jour sommes-nous ?

    — Dimanche. 

    Ça devenait inquiétant. Je ne pouvais pas une fois encore être victime d’un mauvais rêve. Carole semblait ne pas avoir vécu la journée d’hier. Face à son discours qui paraissait être cohérent, je pris conscience que je vivais à reculons. Les lendemains étaient pour moi les jours d’avant. Même si cela était incompréhensible, je devais me ressaisir et ma chance était là. J’allais pouvoir connaître l’assassin de mon père. Il suffisait que je me rende dans son bureau à l’heure de sa mort. Les jours suivants, où plutôt les jours d’avant, s’étaient passés d’une façon très étrange. Les revivre une seconde fois fut particulier. Je n’avais rien dit de tout cela à Carole. J’aurais eu beaucoup de mal à la convaincre. Moi-même, je ne comprenais toujours pas ce qui m’arrivait.

    Mardi 13 septembre, je me suis levé avec une certaine angoisse. C’était le jour J. Carole avait pris quatre jours de vacances avec une amie, elle ne devait rentrer qu’en fin de soirée. Je suis parti de mon domicile à 7h30 et j’ai roulé à toute allure pour être certain d’arriver le premier sur les lieux. Mon père fut assassiné à 9h15 précises. Je ne pouvais me permettre aucun retard. J’étais heureux de revoir mon père vivant et en même temps apeuré de me retrouver face au tueur. À mon arrivée, je fus surpris. La voiture de Carole était garée sur le parking de l’agence. Le pire me vint à l’esprit. Et si c’était Carole l’assassin ? Comme un fou, je montai les trois étages du bâtiment. Je m’attendais à la trouver avec l’arme à la main, prête à tirer sur mon père. Mais la scène fut encore plus terrible. Ma femme et celui qui m’avait donné la vie échangeaient un baiser. Ils furent aussi surpris que moi. La honte semblait s’abattre sur eux. Sans réfléchir je me suis précipité derrière le bureau. J’ai ouvert le tiroir pour me saisir de l’arme.

    J’ai fermé les yeux puis j’ai appuyé sur la gâchette du Smith et Wesson de 1950. Je venais d’assassiner mon père…

     

    FIN

     

    Bruno SANNA 

     

    Les Jours d'Avant...Bruno SANNA


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  • Bruno Sanna est né le 16 mai 1966 à Belfort dans le territoire de Belfort. Musicien et membre de la SACEM, il crée dans les années 1990, en compagnie de ses deux frères le groupe 5è Avenue avec lequel il enregistre l'album, Les baratins du bar atteint.

    Auteur compositeur, Bruno Sanna ressentit l'envie d'aller bien plus loin qu'une chanson de quelques minutes en écrivant son premier roman.

    En avril 2017, il édite LE MATIN DES LARMES. 

    Disponible sur AMAZON : Le Matin des Larmes

     

    5ème invité : Bruno SANNA


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    Déménageur

     

    Elle avait déposé deux panneaux de signalisation de déménagement vingt-quatre heures auparavant, juste au pied de l’immeuble. Elle était venue vérifier à plusieurs reprises que personne ne les déplaçait et n’occupait cette place si précieuse. Elle faisait les cent pas depuis presque une demi-heure, alors que le rendez-vous était fixé pour dans dix minutes. Un petit vent froid la faisait grelotter. Elle s’était habillée trop légèrement, d’un tailleur pantalon de tweed gris perle, d’une veste blazer courte et bien trop cintrée, d’un pull rose à col roulé trop fin. Il fallait qu’elle fasse plus jeune que les soixante-huit ans qu’elle venait de fêter quelques jours plus tôt. D’un geste machinal, elle ne cessait de replacer les mèches de ses cheveux blancs sous son foulard. Elle s’assurait que sa jolie perruque était bien en place. Ses grandes lunettes aux verres teintées glissaient sur son nez trop fin et poudré.

    L’utilitaire de vingt mètres cubes finit par arriver, parfaitement à l’heure. Elle jugea que l’homme qui descendit du camion avait le physique de l’emploi, mais elle s’attendait à en voir apparaître un second. Elle marqua quelques secondes de surprise avant de réagir au bonjour du déménageur.

    — Madame d’Andrésy ?

    Il lui tendit une main qu’elle hésita à prendre, elle oublia de retirer son gant.

    — Vous êtes monsieur Blondin, de la société Les déménageurs du Marais n’est-ce pas ? Comment se fait-il que vous ne soyez pas au moins deux ? Vous pensez pouvoir tout déménager seul ? Et dans les temps ?

    L’homme sourit avec bienveillance.

    — Sauf si vous vous êtes trompée question volume, je suis capable de vous vider un appartement de quarante mètres carrés en un temps trois mouvements. Vous inquiétez pas.

    Elle approuva d’un hochement de tête, comme s’il lui fallait encore quelques secondes pour être tout à fait convaincue.

    — Je vous demanderais de ne pas perdre de temps. Je suis assez pressée.

    Elle monta les trois marches de l’entrée, plaqua son bip près de l’interphone et laissa à l’homme le soin d’ouvrir grand les deux portes du hall d’entrée.

    À cette heure de la journée, la concierge s’absentait toujours un bon moment. Elle était passée se présenter quelques jours plus tôt, pour expliquer qui elle était et ce qu’elle venait faire. Heureusement que la petite nièce, actuellement à l’étranger, avait longuement parlé de sa charmante parente à cette concierge. Cela facilita les choses.

    L’appartement comptait un grand nombre de meubles anciens, de très bonne facture et de petite taille. Elle désigna à monsieur Blondin ceux qui devaient être emmenés, en faisant lentement glisser son index sur chacun d’eux, comme pour y imprimer une marque invisible.

    — Jolis meubles, fit le déménageur.

    — Oui admit-elle d’une voix émue. Ils sont tous signés. J’aime les vieux meubles, ils ont une histoire, des secrets. Ils sont un peu la mémoire des familles qui les ont possédés. 

    — Pour sûr, c’est pas du Ikéa.

    L’homme prit son temps pour jauger ce qu’il devait prendre et la façon dont il devait s’y prendre.

    — Normalement, tout doit rentrer sans problème fit remarquer la vieille dame. J’ai un peu l’habitude, jugea-t-elle utile de préciser.

    Elle prit un tabouret assez haut, qu’elle plaça dans un coin de l’appartement où elle pourrait surveiller monsieur Blondin sans le gêner.

    Le déménageur sortit, installa une petite rampe sur l’escalier du dehors et revint muni d’un diable, rouge pompier et qui semblait venir tout droit de chez le marchand tellement il paraissait neuf. Il y plaça le premier meuble, un secrétaire marqueté à décor de fleurs, avec beaucoup de précautions. Très bien, songea madame d’Andrésy, il ne manipule pas de l’Ikéa mais du Schlichtig.

    — Vous travaillez toujours seul ? demanda-t-elle.

    — En général oui, souffla-t-il en poussant doucement hors de l’appartement le diable lourdement chargé. Le petit secrétaire pesait finalement plus que l’on pouvait s’y attendre.

    Elle resta seule quelques secondes, le cou tendu pour surveiller monsieur Blondin puis descendit de son tabouret pour le rejoindre. Elle l’observa un instant en triturant ses mèches. L’homme faisait toujours montre de beaucoup de précaution. Son camion regorgeait de sangles, de cales, de housses de protection, de couvertures et autres morceaux de caoutchouc de formes diverses. Très bien jugea madame d’Andrésy. Mais il était lent. Ses gestes lui semblaient un peu hésitants, comme s’il ne possédait pas tous les automatismes de son métier.

    — Vous déménagez souvent des meubles ?

    L’homme esquissa un sourire qu’il camoufla aussitôt par une grimace d’effort, vérifiant pour la nième fois le serrage d’une sangle.

    — Je suis idiote. Quand on est déménageur, on déménage forcément des meubles. Et même préférentiellement des meubles.

    Elle le suivit à nouveau, lui et son diable rouge, dans l’appartement où elle se rassit à la même place.

    — Vous travaillez depuis longtemps dans ce métier ? Je veux dire... Mais elle ne finit pas sa phrase et combla le silence en tapotant sur une petite table.

    Monsieur Blondin marmonna un oui étouffé tout en soulevant une adorable commode décorée elle aussi de marqueterie, mêlant bois précieux et ivoire.

    — Deloose, un ébéniste du 18ème précisa-t-elle en l’accompagnant une nouvelle fois à l’extérieur. Mon père était historien, spécialiste du siècle des philosophes.

    Le déménageur continuait à sourire poliment, très concentré. Le va-et-vient entre l’appartement et l’utilitaire se poursuivit ainsi pendant trente bonnes minutes.

    Plus elle observait monsieur Blondin et plus il lui paraissait évident que cet homme n’était pas un professionnel. Un homme au chômage qui se débrouille comme il peut pour vivre songea-t-elle. Et que fais-je d’autre, après tout ? Moi aussi je me débrouille pour vivre.

    Il ne restait plus que deux meubles à charger.

    — Je n’ai pas suivi les traces de mon père dit-elle à l’attention d’un monsieur Blondin de plus en plus distant, le regard fuyant. Ou peut-être pourrait-on dire que si, d’une certaine façon. Mais la vie est faite de hauts et de bas. Elle vous oblige souvent à emprunter des chemins inattendus. C’est ainsi. Il faut éviter de juger les actes d’autrui. Car on possède rarement toutes les clés pour les comprendre.

    Monsieur Blondin regarda madame d’Andrésy quelques secondes dans les yeux, sans rien dire. Il semble surpris, songea-t-elle, peut-être a-t-il compris mes propos.

    Le dernier meuble venait d’être calé, sanglé, protégé. Pendant qu’elle fermait l’appartement, monsieur Blondin rangea son matériel. Ils se retrouvèrent sur le trottoir, hésitant quelques secondes sur la manière de conclure cette première partie du déménagement. Finalement, madame d’Andrésy lui rappela l’adresse où il était convenu qu’ils se retrouvent d’ici une heure, du côté de Massy. Elle regarda s’éloigner l’utilitaire, vaguement mal à l’aise. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’elle cambriolait un appartement du 16ème aussi luxueusement meublé. Mais se faire doubler, ce serait bien la première fois...

     

    FIN

    Bruno LEDOUX

     

     

    Déménageur...Bro LEDOUX

     


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